[1] Nous n'insistons pas sur ce point, en renvoyant le lecteur au chap. 7 (Eux et nous) de Harris (1999). Soulignons toutefois que ce besoin de classer, catégoriser est un besoin constant de l'esprit humain, et pas seulement des enfants. On retrouve donc ce phénomène, à des degrés divers, dans les partis politiques, les groupes de supporters, les sectes, etc.

[2] Harris rappelle à ce sujet le comportement classique de l'adolescent, qui se place souvent à bonne distance de ses parents lors de promenades avec eux. S'ils croisent un camarade de leur classe, ils veulent que la situation soit claire : " Je ne suis pas avec ces gens-là, je ne suis pas comme eux. "

[3] Cette autocatégorisation est tellement forte que des études ont montré que si l'on rappelle à une jeune femme forte en maths qu'elle est du sexe féminin, elle réussira moins bien ses tests d'aptitude mathématique (Harris, 1999, p. 313).