Depuis le début des années
70, la France est entrée
comme la plupart des pays industrialisés dans un processus de vieillissement
de la population. Cette tendance devrait s’accroître au cours
des prochaines années, conséquence de la baisse de la natalité.
Les femmes ont aujourd’hui moins d’enfants et les familles
sont moins nombreuses. Les tendances démographiques et technologiques
font ressortir la nécessité de développer la formation
et de promouvoir une vieillesse active. Les lignes directrices pour l’emploi
dans les Etats Membres de l’Union Européenne vont, depuis 1999
dans ce sens : elles recommandaient notamment l’application
de mesures appropriées dans le domaine de l’apprentissage
tout au long de la vie.
L’étude sur les bonnes pratiques de gestion d’effectifs
vieillissants réalisés par la Fondation Européenne
pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (
la gestion des effectifs vieillissants, guide des bonnes pratiques, 1999
) a permis de mettre en application dans les neuf pays participant au projet
de la Fondation un ensemble de mesures destinées à lutter
contre les barrières de l’âge et des politiques plus
agréables d’emploi visant à instaurer un
environnement favorable au développement des potentiels
sans être défavorisés
par l’âge.
155 bonnes pratiques ont été ainsi identifiées qui
peuvent être regroupées selon cinq axes :
Un
premier ensemble de
pratiques concerne le recrutement et vise à l’égalité des
chances dans l’accès aux postes disponibles ( par exemple : pas
de limite d’age dans les techniques de recrutement )
Un deuxième groupe de pratiques
s’attache aux questions de formation,
du perfectionnement professionnel et de promotion et cherche à développer
des possibilités d’apprentissage pour les travailleurs âgés
tout en veillant à mettre en place des formations adaptées
aux travailleurs âgés.
Un troisième ensemble porte sur
le questions d’organisation
flexible du travail, principalement au sujet des horaires de travail avec
le développement de formules adaptées de gestion de fin de
carrière.
Un quatrième axe de bonnes pratiques
concerne celles liées à la
définition des taches permettant de compenser la diminution des aptitudes
physiques.
Enfin, l’évolution du comportement
au sein des entreprises constitue le cinquième axe. L’objectif
est de changer les attitudes négatives
des responsables de recrutement ou de formation face aux groupes de travailleurs âgés
( par exemple : sensibilisation aux avantages que peuvent apporter les travailleurs âgés,
formation, égalité des chances ).
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