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Une longue histoire relie les premières Conférences de la Houille Blanche en 1925, l'Institut Économique et Juridique de l'Énergie créé en 1956, puis à partir de 1986 l'Institut d'Économie et de Politique de l'Énergie et enfin, désormais l'équipe EREN au sein du LEPII (Laboratoire d'économie de la production et de l'intégration internationale), unité mixte de recherche CNRS - Université Pierre Mendès-France, Grenoble. Le LEPII-EREN reprend aujourd'hui l'ensemble des compétences et activités de l'ex-IEPE, en inscrivant dans son appellation le terme "environnement" à coté de celui d'"énergie" afin de rendre compte de l'élargissement de ses préoccupations et des inflexions opérées depuis plusieurs années dans ses programmes de recherche. Depuis sa création, l'Institut de l'Energie a accompagné les grandes étapes de l'évolution de l'analyse économique des industries et des marchés énergétiques, des politiques publiques et des outils d'aide à la décision. Durant les années 1970 et 1980, il a joué un rôle moteur dans le développement de modèles énergétiques sectoriels nationaux et internationaux, développé des méthodes pour l'analyse des politiques énergétiques et entrepris des recherches sur l'évaluation de politiques publiques (politiques technologiques, mécanismes d'incitation à la productivité, etc.). A la fin des années 1980, l'Institut de l'Energie s'est investi sur des questions nouvelles : l'élargissement des politiques énergétiques à l'environnement, les déterminants du changement technique dans le secteur énergétique, la libéralisation des industries de réseau, les réformes institutionnelles dans les économies en transition et les pays en développement, le fonctionnement des marchés globalisés. Les contributions de l' Institut de l'Energie ont eu de manière constante le souci de créer un lien entre des recherches empiriques centrées sur des problèmes concrets de politique publique et une réflexion économique plus théorique. Dans un secteur
mature à forte tradition d'intervention publique, les réformes
de libéralisation, l'impact du changement technique et la globalisation
des marchés ont en effet redessiné les contours des industries
et des marchés et impulsent des dynamiques industrielles nouvelles.
Par ailleurs, les politiques publiques, déjà à repenser
dans ce nouveau contexte concurrentiel, sont fortement structurées
par les nouveaux objectifs de préservation de l'environnement et
du bien public global que constitue le climat. Ces nouveaux enjeux posent
un ensemble de problèmes spécifiques : le choix des instruments
de politique environnementale au niveau national et international, les
modes d'action sur le systèmes techniques, les questions de gouvernance
internationale. |