Sylvain Rossiaud

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Sylvain Rossiaud est étudiant doctorant au LEPII-EPE depuis octobre 2005 et allocataire de recherche du ministère de la Recherche.

Il est titulaire d’une maîtrise de sciences économiques mention "analyse et politique économiques" obtenue à l’université Pierre Mendès France et d’un DEA d’économie politique internationale également obtenu à l’UPMF.

L’objet de la thèse est d’étudier le modèle pétrolier, en particulier le degré et les modalités d’ouverture de l’amont pétrolier à des opérateurs privés, en Russie et au Kazakhstan. Plus précisément, il s’agit de voir si le régime norvégien d’accès à la ressource pétrolière peut constituer un exemple à suivre pour ces deux pays. La Russie et le Kazakhstan tentent, depuis 1992, de réformer leur industrie pétrolière. Il s’est essentiellement agi, pour ces deux pays, de privatiser les actifs pétroliers afin de mettre un terme à la gestion publique et centralisée du secteur pétrolier qui prévalait sous la période soviétique. Il semble, toutefois, que ces deux pays reviennent, à l’heure actuelle, sur cette politique de privatisation des actifs pétroliers et souhaitent structurer leur industrie pétrolière autour d’une compagnie publique dominante.

Il s’agit dès lors de comprendre les raisons de ce retournement et d’appréhender le régime d’accès à la ressource pour les opérateurs privés susceptibles de se stabiliser au sein de ces deux pays. Pour ce faire, cette thèse devrait s’articuler autour des points suivants.

1) La définition des problèmes, notamment en termes de gestion des ressources en terre, susceptibles d’émerger en raison des divergences d’intérêt entre les compagnies pétrolières, propriétaires des actifs, et les Etats, propriétaires des ressources.

2) La recherche s’intéressera également au régime norvégien d’accès à la ressource afin de voir s’il permet, et si oui par quels moyens institutionnels, d’assurer une certaine convergence d’intérêt entre l’Etat et les opérateurs privés.

3) Il s’agirait enfin de voir si la Russie et le Kazakhstan souhaitent, et peuvent de par leurs caractéristiques structurelles et institutionnelles, s’orienter vers le mode de gouvernance norvégien.